L'Heuristique: Journal des étudiants de l'ÉTS

Stage chez Kinova : un été enrichissant

Novembre 2018 » Carrières » Par Veronica Romero, étudiant de génie de la production automatisée, membre, Walking Machine

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Gen3 de Kinova : bras d’assistance pour les personnes à mobilité réduite ou nulle (également utilisé pour la recherche)
Photo par Kinova

« Ah! Toi aussi t’es une fanatique de robots! » me dit-on souvent lorsque je dis aux gens que j’étudie à l’ÉTS en production automatisée et qu’en plus je suis membre du club Walking Machine. Je ne me considère pas comme telle, j’ai aussi d’autres passions dans la vie, mais je dois admettre que j’aime travailler dans ce monde qu’est la robotique. Motivée par cet intérêt, je me suis retrouvée à un cinq à sept au Centre d’entreprises et d’innovation de Montréal pour représenter mon club et, par le fait même, manger des bouchées de foie gras sur macarons à la ganache de fruits de la passion. Ce soir-là, le vice-président directeur de Kinova a fait une présentation qui expliquait comment obtenir son premier million de dollars. Il était inspirant, du moins pour les futurs entrepreneurs qui désirent trouver des fonds. Or, ce qui m’a le plus marquée, c’est lorsqu’il a fait le lien avec l’entreprise qu’il représentait. La définition de la vision de Kinova m’a fait penser à mes propres aspirations de carrière : « Créer un monde dans lequel tous les individus ont les outils et l’inspiration pour réaliser l’extraordinaire », peu importe ce qu’il entend par « extraordinaire ». C’est donc après cette soirée que j’ai souhaité faire mon dernier stage chez Kinova! Bon, je l’admets, j’avais aussi envie de travailler pour cette entreprise parce que je voulais voir ce que c’était que de développer un bras robotisé!

L’entreprise

Kinova a été fondée en 2006 par deux étudiants de l’ÉTS. Leur produit initial, le bras JACO, a été inspiré par l’oncle de l’un des deux fondateurs qui était atteint d’une dystrophie musculaire et qui avait lui-même construit un bras pour l’aider à soulever des objets. Aujourd’hui, Kinova compte quelque 230 employé-e-s, sans compter les stagiaires, et ses produits se vendent à travers le monde. De plus, l’entreprise ne cesse de croître, elle est présente en Allemagne et depuis le début de l’année en Chine.

Stage chez Kinova

J’ai été embauchée pour travailler avec l’équipe V&V, soit vérification et validation, sur son dernier produit, le bras Gen3. J’avais pour mandat principal de travailler plus particulièrement à développer des tests unitaires en python. J’ai aussi eu la chance d’apporter mon aide dans d’autres projets tels que les tests d’imperméabilité d’un bras. Le travail que j’avais à faire m’a permis d’acquérir de l’expérience, mais j’ai aussi été en mesure de voir le travail de mes collègues et d’échanger avec les gens du contrôle ou de la recherche, par exemple.

Ce qui m’a charmée dans cette entreprise c’est non seulement que je faisais le trajet dans le sens inverse du trafic, mais aussi que les employé-e-s se connaissaient entre eux. Ils et elles sont majoritairement jeunes, affichent une belle cohésion et partagent des passions (comme la gang qui fait du vélo de montagne ensemble). Toutes et tous semblent avoir à cœur la réussite de leurs efforts au sein de la compagnie. Pour un-e stagiaire, l’intégration se fait facilement si vous faites preuve d’ouverture et de curiosité :

Et j’en passe! Outre ces activités, l’environnement de travail est aussi un point important pour Kinova :

Enfin, non pas que Kinova n’ait pas de femmes dans l’équipe, mais elle cherche à acquérir plus de talents féminins! Plusieurs femmes extraordinaires y travaillent déjà, occupent des postes de direction notamment, mais elles sont encore très peu nombreuses. L’objectif est donc d’augmenter le taux de femmes dans ce monde à prédominance masculine qu’est l’ingénierie. L’entreprise cherche à innover de ce côté et, en ce sens, diminuer la discrimination fondée sur le sexe. Cet été, j’ai eu la chance d’élargir mes horizons, de rencontrer des gens passionnés et dévoués, d’apprendre à jouer au spike ball et, bien sûr, à apprécier encore plus mon futur métier d’ingénieure dans le monde de la robotique au service des humains.