Revue de presse : papillons en liberté

Photo par André Sarrazin, gracieuseté de l’Insectarium de Montréal
Des bestioles magnifiques
Faire partie de l’équipe de L’Heuristique permet de faire des sorties culturelles gratuites. En effet, les membres peuvent profiter du statut de journaliste et ainsi, avoir accès aux laissez-passer médiatiques. Divers organismes nous envoient régulièrement des invitations pour assister à différents événements, festivals et activités. En échange, on nous demande d’écrire une revue de presse. Il s’agit donc de l’occasion parfaite pour ceux et celles qui disent aimer écrire, mais sont à court d’idées! En février dernier, j’en ai donc profité pour sortir aux frais du Jardin botanique de Montréal.
Une pause mentale
Après une mi-session essoufflante, j’ai été séduite par l’idée de visiter une serre à température contrôlée et me promener dans un environnement vert. Personnellement, au mois de février, je suis tannée de voir la neige sale qui prend une éternité à fondre! J’ai également été séduite par l’idée d’y observer la délicatesse incarnée : des papillons exotiques, vivants! Ce qui m’a motivée, lorsque j’ai donné mon nom pour assister à l’événement de préouverture de l’exposition Papillons en liberté, c’était le fait qu’en temps normal, à Montréal, nous n’avons pas la chance de voir ces insectes dotés d’attributs uniques. Pensez-y un instant : les papillons semblent tout frêles et pourtant, certains peuvent parcourir des kilomètres et des kilomètres afin d’atteindre le lieu idéal pour la reproduction.
Ces êtres volants, dotés d’une beauté féerique, sont annuellement rassemblés au Jardin botanique de Montréal pour notre simple plaisir. Il s’agit là d’une occasion exceptionnelle!
Faits divers
Lors de l’exposition Papillons en liberté, la serre est maintenue à une température variant de 24℃ à 29℃ et comprend entre 1 500 à 2 000 papillons quotidiennement. L’environnement est composé de plantes hôtes (plantes sur lesquelles les papillons pondent leurs oeufs) et nectarifères (plantes nourricières) de manière à ce que les papillons puissent avoir un cycle de vie complet. Durant l’événement, jusqu’à 20 000 individus seront relâchés.
Les espèces en vedette proviennent, entre autres, du Costa Rica, d’El Salvador, des États-Unis, du Kenya, de la Malaisie, des Philippines et de la Tanzanie. Les papillons les plus grands, observables au Jardin botanique de Montréal, mesurent entre 20 et 30 cm : ils sont donc plus grands que les petits moineaux domestiques du Québec!
Les papillons
Papillons en liberté est organisé par l’Insectarium de Montréal[1] et rassemble environ 75 espèces de papillons. Ces derniers sont acquis sous forme d’un commerce durable et équitable et proviennent de fermes d’élevage de plus d’une dizaine de pays. Dépendamment de l’espèce, les papillons vivent de quelques jours à quelques mois. Le roi des papillons en terme de longévité est le Monarque qui part du Québec pour se rendre au Mexique afin d’y passer l’hiver!
Ces merveilles de la nature existent depuis environ 200 millions d’années, date du plus vieux fossile connu de papillons. À ce jour, on recense près de 157 400 espèces dans le monde! Ce qui se traduit par une riche diversification des modes d'adaptation : irisation et motifs complexes des ailes, vision sensible aux couleurs et aux mouvements, etc. Prenez par exemple, ces espèces qui ont évolué de façon à ce que la face antérieure de leurs ailes arbore des couleurs éclatantes (pour séduire les partenaires). La face postérieure, pour sa part, révèle des couleurs cryptiques qui confèrent aux papillons un camouflage efficace pour berner les prédateurs.
Lors de ma visite au Jardin, j’ai eu la chance d’observer un peu plus de 15 patrons de lépidoptères, dont le papillon verre ou Greta oto : un insecte gracieux aux ailes transparentes. Toutefois, mon coup de coeur est le Morpho bleu. D’un point de vue esthétique, ce papillon est époustouflant! Le bleu de ses ailes est flamboyant, mais lorsqu’il se pose, il devient terne et passe facilement inaperçu.
Recommandations
- Pour attirer les papillons, il est préférable de porter des vêtements clairs.
- Pour observer les papillons de jour, il faut s’y prendre en matinée : c’est à ce moment-là qu’ils sont le plus actifs.
- Pour observer les papillons crépusculaires, il faut s’y prendre en fin de journée avant le coucher du soleil, juste avant leur envol.
- Pour observer les différents stades de vie des papillons, durant l’événement printanier, il faut s’y prendre quelques semaines après l’ouverture : les premiers spécimens auront ainsi eu le temps de pondre des oeufs, ces oeufs auront eu le temps d’éclore dévoilant ainsi des chenilles, puis enfin, ces chenilles auront eu le temps d’entamer la construction et le repliement dans une chrysalide.
Cette année l’exposition était ouverte au public du 28 février au 28 avril. Que ce soit seul.e ou accompagné.e, ne manquez pas la prochaine occasion de vous émerveiller au printemps 2020! Ça en vaut le détour!
[1] Jardin botanique de Montréal : bit.ly/2WMBNQ0